Dernier jour de ce mois, fin de mois de juin a toujours été pour moi l'ouverture d'un nouveau cycle dans ma vie
21 juin 1991, 26 juin 1996, , 29 juin 1997, 28 juin 2013
UNE PAROLE
DE VIE DE JINARAJADASA
Une parole
vraie dite d'une voix douce ;
Une juste pensée d'un esprit qui s'oublie ;
Une aide toujours prompte, la blessure épargnée ;
La douleur bien cachée et la joie partagée ;
Telles sont les fleurs que je cueille aujourd'hui,
Souriant de
les mettre entre tes mains demain.
L'espoir
chaque matin s'éveillant de sa tombe ;
La volonté tendue vers le salut du monde ;
L'amour dans tout amour ne s'adressant qu'à l'Un ;
Les rêves d'avenir dont tout mal est banni ;
Telles sont les fleurs que je cueille aujourd'hui,
Nouvelle vie, nouveau toit, nouveauté... réapprendre à vivre seule, continuer de sourire car cette nouvelle vie ne peut pas être la dernière car personne ne peut prétendre à lire l'avenir. C'est pourquoi, il faut vivre sa vie pleinement en tout état de conscience, en harmonie avec soi, ses désirs, dompter ses peurs pour qu'elles nous aident à aller de l'avant. Garder du passé les bons souvenirs, les mettre dans un de ces tiroirs dont seul notre cœur à le secret. Ce n'est pas dans ma nature de me laisser abattre, je me suis toujours relevée. J'ai rencontrais de pénibles situations dans ma vie antérieure dont certaines ont laissé des cicatrices, elles m'ont toujours ouvert la route vers un Mieux, alors pourquoi ça changerait....je me fais confiance car je sais désormais où je veux aller.
« Mieux que de recevoir des petits moments de bonheur ,
se sont de les semer afin que chacun puisse en retour récolter ces
fruits et de nouveau à son tour les offrir»
Je tente ici d’inscrire dans une trace
l’essentiel de mes ressentis et de la compréhension que j’ai de mes choix de
vie.
Le respect de moi, c’est cela qui prime
en moi aujourd’hui dans mon vécu d’homme. Sortir des co-errances dans
lesquelles je me perdais… et perdais l’autre aussi, pour plus de cohérence
interne.
Je ne cherche ni à blesser l’autre, ni à
me justifier dans ce que j’éprouve, mais seulement à oser définir, à oser
dire ce que je ressens sans préjuger du ressenti de l’autre, sans m’emparer du
sien pour le protéger ou le réparer.
Je sais, je sens que je vais ainsi vers
une inaccessible liberté, celle de faire des choix en m’écoutant, celle de
renoncer en choisissant justement, celle de prendre le risque de faire
confiance à ce qui circule en moi dans ce temps de vie où je suis, aujourd’hui.
Mes choix m’appartiennent et choisir
c’est renoncer.
Je renonce donc à une relation, à des
relations, à des modes de vie dans lesquels je ne me retrouve pas, pour
lesquels je ne sens pas en moi un mouvement vers le meilleur, un abandon, une
ouverture qui m’agrandit et me prolonge.
Je renonce à la prise en charge des peurs
et des désirs de l’autre sur moi.
Je tente de me responsabiliser dans mes
émotions, mes sentiments, pour passer, chaque fois que j’en prends conscience,
du réactionnel au relationnel.
Je choisis aussi d’entendre comment
l’autre se définit devant moi, avec ce qu’il est aujourd’hui.
Je choisis de me définir devant lui, en
parlant de moi… en ne le laissant plus parler de moi.
Je choisis de garder le meilleur d’une
relation, de l’inscrire en moi au-delà des regrets et des manques.
Je choisis de garder l’essentiel des
découvertes , des enthousiasmes, des plaisirs et des partages.
Je choisi aussi de me prendre plus en
charge, de ne pas laisser croire à l’autre qu’il est responsable de mes besoins
ou de mes sentiments.
Si je lutte encore parfois, ce n'est
plus que contre moi.
J'apprends avec le temps qu'accuser
l'autre ne sert à rien, que je suis responsable de ma propre personne, que
détester porte la haine, que l'apaisement ne s'achète pas, qu'on ne peut sauver personne, qu'on ne peut que se construire soi. Je lâche
prise sur l'inutile et je peux ainsi rencontrer alors la paix. Les vieux
démons reviennent encore, mais moins souvent. Mais je les reconnais, je me dis
alors que je suis la plus forte. Qu'avant, ils m'aidaient à m'installer en
victime, mais que cette place, je n'en veux plus. Désormais, je veux faire de
ma vie un choix,
pour aller vers le mieux, faire ce qui est bon pour moi, c’est tout un nouvel
univers qu'il me faut rejoindre, construire.
Ils me regardent étonnés, ils cherchent encore à exister, et je sais que
bientôt, ils comprendront qu'ils ne sont que du vent. Ils partiront alors et
moi de poursuivre mon chemin empreint de bonheur, le sourire aux lèvres, le
cœur léger vers d’autres horizons.
« Il est
tellement important de laisser certaines choses disparaitre. De s’en défaire,
de s’en libérer. Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes
truquées.
Parfois on
gagne, parfois on perd. N’attendez pas que l’on vous rende quelque chose,
n’attendez pas que l’on comprenne votre amour. Vous devez clore des cycles, non
par fierté, par orgueil ou par incapacité mais simplement parce ce qui précède n’a
plus sa place dans votre vie. Cessez d’être ce que vous étiez et devenez ce que
vous êtes… »
Extrait de « Le
Zahir » de Paulo Coelho
Ce
nouvel état d’âme sera alors comme une chance. Désormais, je consacrerais
toute mon énergie afin de donner le meilleur de moi- même. Ce ne sera pas
de tout repos, il me faudra pas m’endormir sur mes acquis. Et c'est tant mieux
comme ça. Quoi de mieux que l'apprentissage pour avancer encore, et faire les
choses au mieux. La chose à ne jamais perdre : l'espoir, c'est l'oxygène du cerveau.
Il faut donc agir, c'est en effet le seul moyen pour que l'espoir se
concrétise. La cadence importe finalement assez peu, ce qui compte, c'est la
qualité et l'appui de vos pas.
Ainsi
j’accède à la plénitude celle qui m’apportera le bonheur, cette petite lumière
au plus profond de moi. Cette petite flamme fidèle, immuable qu’il me faut sans
cesse raviver jour après jour, la tenir à l’abri des vents et des tempêtes. Les
souffrances, les turbulences de la vie, les poisons plein de ressentiments, les
pensées négatives sont autant de tempêtes qu’il me faut braver. Il faut
savoir les accepter quand elles sont là, inutile de les refouler, car alors
c’est la douleur qui s’installe. Il faut comprendre comment elles sont
arrivées là, en nous, à quelle fin nécessaire, les digérer et les évacuer
afin d’aller de l’avant.
«
Tu n’auras pas raison de moi, tristesse ! J’écoute un chant suave à travers les
lamentations, les sanglots. Un chant dont j’invente à mon gré les paroles, qui
raffermit mon cœur lorsque je le sens près de céder. Un chant que j’emplis de
ton nom, camarade, et d’un appel à ceux qui d’un cœur vaillant répondront :
Redressez-vous donc, fronts courbés ! Regards inclinés vers les tombes,
relevez-vous ! Levez-vous non vers le ciel creux, mais vers l’horizon de la
terre. Vers où te porteront tes pas, camarade, régénéré, vaillant, prêt à
quitter ces lieux tout empuantis par les morts, laisse t’emporter en avant ton
espoir. Ne permets pas qu’aucun amour du passé te retienne. Vers l’avenir
élance-toi. La poésie, cesse de la transférer dans le rêve ; sache la voir dans
la réalité. Et si elle n’y est pas encore, mets l’y. »
Extrait
de « Les Nouvelles Nourritures » d’André Gide
A chacun de nous, il appartient donc de
préserver un état de bien-être pour aspirer à ce bonheur que nous cherchons
tous. Sachons cultiver notre jardin (j’entends là notre jardin intérieur), car
ce bonheur est tout simplement là en nous, il suffit juste d’ouvrir les yeux à la
beauté du monde, écouter battre son cœur, se laisser bercer par la douce
mélodie de la vie, et surtout d’être en accord avec soi même, de s’aimer, et de
cette façon aimer les autres. Car si vous aimez alors vous serez Aimer
En
amour, nous avons beaucoup de croyances, mais il n’existe qu’une seule
certitude : nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour ! Ce qui
explique que toute relation amoureuse est une relation à risques, car ni
l’un (aimé ou aimant) ni l’autre (aimée ou amante) ne sait à l’avance
combien durera son propre amour ou celui de l’autre.
Par contre
nous pouvons découvrir les multiples visages de l’amour avec ses
labyrinthes complexes et approcher quelques-uns de ses mystères. Ce qui
ne nous sera d’ailleurs d’aucune aide pour mieux vivre nos sentiments
après une perte ou une séparation ; mais nous invitera à mieux savourer
et vivre au présent l’amour quand il est là entier et vivant en nous !
Certains
amours s’éteignent d’un seul coup – la veille on aimait encore et ce
matin on n’aime plus. Tout se passe comme si l’amour s’était évaporé,
dissout, avait disparu soudainement de notre cœur, de nos émois, de nos
désirs.
D’autres mettent du temps à mourir, ils s’épuisent,
s’usent, s’altèrent, se dévitalisent et s’enfoncent doucement dans la
morosité des jours.
Et d’autres au contraire s’accrochent
tenacement, ne se découragent jamais, résistent à toutes les rebuffades,
aux maltraitances et même aux trahisons, comme s’ils étaient persuadés
qu’ils arriveront un jour à changer l’autre.
Il arrive aussi à
certains amours d’être à éclipse. Ils disparaissent durant quelques
années, puis ressurgissent vingt ans plus tard comme ressuscités. Ils
sont à nouveau présents, avec une intensité telle qu’ils emportent tous
les obstacles.
D’autres encore survivent bien après la
disparition de l’aimé(e), se magnifient à son souvenir, se transforment
en cathédrales, en temple ou en œuvre d’art, en adoration inépuisée.
Nous
avons aussi une deuxième certitude : c’est que nous n’avons aucun
pouvoir sur nos sentiments. Quand ils sont là, ils n’obéissent qu’à eux
mêmes. On peut essayer de les raisonner, de les apaiser, on peut prendre
cent fois la décision de ne plus aimer, d’oublier nos sentiments, de ne
plus penser à l’aimé(e), tout cela est voué à l’échec, l’amour s’impose
à nous avec ses propres lois.
Il arrive parfois qu’un nouvel
amour déloge celui qui est en place, le réduise au silence et même le
rejette dans les limbes de l’indifférence.
Tout amour peut ouvrir
et agrandir notre cœur et aussi parfois le tordre, le déchirer de
douleur. C’est à nous de veiller à l’accueillir, d’aménager un espace de
vie qui lui donnera la place qu’il réclame, c’est à nous d’être à la
fois humble et reconnaissant de sa présence en nous.
ON ME DIT QU'IL Y A DES AMOURS IMPOSSIBLES
«
Il n’y a pas d’amours impossibles, du moins je n’en connais point. Il
n’y a que des amours contrariées et violentées par des tiers, des
règlements ou encore interdits par des tabous. Et ils sont plus nombreux
qu’on ne peut l’imaginer. Des amours entravées par des peurs, dévoyées
par des leurres, ballottées par des vents contraires. Freinées par des
obstacles réels ou fantasmés, barrées par des écueils que l’on imagine
pour soi, pour l’autre… Oui, il y en a beaucoup. Il n’y a pas
d’amours impossibles, car c’est justement l’une des grandes forces de
l’amour d’être porteur d’une telle énergie. Il est capable de traverser
beaucoup de difficultés, de s’opposer à des dangers sans noms, de
vaincre toutes les oppositions ou de dépasser toutes les entraves. C’est
vrai qu’il y a des amours fragilisées par le doute, blessées par des
contradictions, dévoyées par des croyances ou encore assassinées par des
certitudes erronées. C’est vrai qu’il y aussi des amours qui dérangent,
qui inquiètent un entourage, menacent des proches qui vont se jeter
dessus pour les déchiqueter. Des amours qui vont réveiller d’anciennes
blessures mal cicatrisées et faire reculer, empêcher la rencontre avec
un bonheur possible. Il y a des obstacles, non au sentiment amoureux,
mais à sa réalisation, à son épanouissement, et certains sont plus
infranchissables que d’autres. Ceux en particulier qui relèvent d’une
croyance religieuse, d’un parti pris politique, culturel… Aimer un
soldat allemand en pleine Occupation est possible. Ce qui sera
difficile, c’est d’aimer dans la sérénité, dans l’abandon et cette
relation comportera des risques importants, en particulier pour la
femme. Beaucoup de femmes (pourquoi seulement des femmes ?) ont payé
cher le fait d’avoir transgressé cette impossibilité. Être professeur de
français dans le midi de la France et aimer un Touareg rencontré lors
d’un seul voyage au Hoggar, se voir ensuite trois semaines par an durant
quinze ans… Depuis dix ans, attendre que l’Algérie cesse de se déchirer
pour pouvoir revoir à nouveau son amour. C’est difficile, mais cela
reste encore possible… Aimer une femme musulmane et vouloir construire
sa vie avec elle, quand le père fait obstacle et demande à l’homme de se
convertir, d’entrer dans ses croyances. Aimer une juive quand on est
palestinien, une chinoise quand on vit au Yémen… n’est pas facile, mais
nombreux sont ceux qui se sont confrontés à ces difficultés et les ont
traversées. L’âge, c’est-à-dire le décalage des âges entre l’un et
l’autre, est parfois avancé, pour justifier les hésitations, pour se
donner un alibi pour ne pas oser vivre un amour. Mais l’âge n’est pas un
obstacle insurmontable pour ceux qui découvrent la réciprocité d’un
sentiment. Le seul amour qui ne peut se vivre est l’amour incestueux,
avec l’interdit d’avoir une relation sexuelle. Je me rappelle de cet
homme déchiré, qui me disait avoir retrouvé sa sœur qu’il n’avait pas
connu à l’âge de trente ans, et dont il était devenu profondément
amoureux, sans pouvoir se défaire de ce sentiment. Il n’y a donc pas
d’amours impossibles, mais seulement des relations amoureuses qui
paraissent impossibles L’amour, outre qu’il est porteur d’une énergie
rare, recèle quelques-uns des mystères de la vie qui lui donne une
puissance inouïe dont la force nous émerveille sans nous surprendre
quand nous en sommes les bénéficiaires. »