dimanche 30 juin 2013

pensées du jour



Dernier jour de ce mois, fin de mois de juin a toujours été pour moi l'ouverture d'un nouveau cycle dans ma vie
21 juin 1991,  26 juin 1996, , 29 juin 1997, 28 juin 2013




 
 
UNE PAROLE DE VIE DE JINARAJADASA



Une parole vraie dite d'une voix douce ;
Une juste pensée d'un esprit qui s'oublie ;
Une aide toujours prompte, la blessure épargnée ;
La douleur bien cachée et la joie partagée ;
Telles sont les fleurs que je cueille aujourd'hui,

Souriant de les mettre entre tes mains demain.
 
L'espoir chaque matin s'éveillant de sa tombe ;
La volonté tendue vers le salut du monde ;
L'amour dans tout amour ne s'adressant qu'à l'Un ;
Les rêves d'avenir dont tout mal est banni ;
Telles sont les fleurs que je cueille aujourd'hui,

Souriant de les mettre entre tes mains ce soir. 



samedi 29 juin 2013

Aujourd’hui est le premier jour de ma vie à venir




Nouvelle vie, nouveau toit, nouveauté... réapprendre à vivre seule, continuer de sourire car cette nouvelle vie ne peut pas être la dernière car personne ne peut prétendre à lire l'avenir. C'est pourquoi, il faut vivre sa vie pleinement en tout état de conscience, en harmonie avec soi, ses désirs, dompter ses peurs pour qu'elles nous aident à aller de l'avant. Garder du passé les bons souvenirs, les mettre dans un de ces tiroirs dont seul  notre cœur à le secret. Ce n'est pas dans ma nature de me laisser abattre, je me suis toujours relevée. J'ai  rencontrais de pénibles situations dans ma vie antérieure dont certaines ont laissé des cicatrices, elles  m'ont toujours ouvert la route vers un Mieux, alors pourquoi ça changerait....je me fais confiance car je sais désormais où je veux aller.



 « Mieux que de recevoir des petits moments de bonheur , se sont  de les semer afin que chacun puisse en retour  récolter ces fruits et  de nouveau à son tour les offrir» 

    Je tente ici d’inscrire dans une trace l’essentiel de mes ressentis et de la compréhension que j’ai de mes choix de vie.
    Le respect de moi, c’est cela qui prime en moi aujourd’hui dans mon vécu d’homme. Sortir des co-errances dans lesquelles je me perdais… et perdais l’autre aussi, pour plus de cohérence interne.
    Je ne cherche ni à blesser l’autre, ni à  me justifier dans ce que j’éprouve, mais seulement à oser définir, à oser dire ce que je ressens sans préjuger du ressenti de l’autre, sans m’emparer du sien pour le protéger ou le réparer.
    Je sais, je sens que je vais ainsi vers une inaccessible liberté, celle de faire des choix en m’écoutant, celle de renoncer en choisissant justement, celle de prendre le risque de faire confiance à ce qui circule en moi dans ce temps de vie où je suis, aujourd’hui.
    Mes choix m’appartiennent et choisir c’est renoncer.
    Je renonce donc à une relation, à des relations, à des modes de vie dans lesquels je ne me retrouve pas, pour lesquels je ne sens pas en moi un mouvement vers le meilleur, un abandon, une ouverture qui m’agrandit et me prolonge.
    Je renonce à la prise en charge des peurs et des désirs de l’autre sur moi.
    Je tente de me responsabiliser dans mes émotions, mes sentiments, pour passer, chaque fois que j’en prends conscience, du réactionnel au relationnel.
    Je choisis aussi d’entendre comment l’autre se définit devant moi, avec ce qu’il est aujourd’hui.
    Je choisis de me définir devant lui, en parlant de moi… en ne le laissant plus parler de moi.
    Je choisis de garder le meilleur d’une relation, de l’inscrire en moi au-delà des regrets et des manques.
    Je choisis de garder l’essentiel des découvertes , des enthousiasmes, des plaisirs et des partages.
    Je choisi aussi de me prendre plus en charge, de ne pas laisser croire à l’autre qu’il est responsable de mes besoins ou de mes sentiments.
    J’avance ainsi aujourd’hui. »…

Lettre à l'intime de soi.
Jacques Salomé.


vendredi 28 juin 2013

Aimer (Comédie Musicale Roméo et Juliette)

Voilà j’ai choisi d’être l’expression de l’Amour,




Si je lutte encore parfois, ce n'est plus que contre moi.
J'apprends avec le temps qu'accuser l'autre ne sert à rien, que je suis responsable de ma propre personne, que détester porte la haine, que l'apaisement ne s'achète pas, qu'on ne peut sauver personne, qu'on ne peut que se construire soi. Je lâche prise sur l'inutile et je peux ainsi  rencontrer alors la paix. Les vieux démons reviennent encore, mais moins souvent. Mais je les reconnais, je me dis alors que je suis la plus forte. Qu'avant, ils m'aidaient à m'installer en victime, mais que cette place, je n'en veux plus. Désormais, je veux faire de ma vie un choix, pour aller vers le mieux, faire ce qui est bon pour moi, c’est tout un nouvel univers qu'il me faut rejoindre, construire. Ils me regardent étonnés, ils cherchent encore à exister, et je sais que bientôt, ils comprendront qu'ils ne sont que du vent. Ils partiront alors et moi de poursuivre mon chemin empreint de bonheur, le sourire aux lèvres, le cœur léger vers d’autres horizons.

« Il est tellement important de laisser certaines choses disparaitre. De s’en défaire, de s’en libérer. Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées.
Parfois on gagne, parfois on perd. N’attendez pas que l’on vous rende quelque chose, n’attendez pas que l’on comprenne votre amour. Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité mais simplement parce  ce qui précède n’a plus sa place dans votre vie. Cessez d’être ce que vous étiez et devenez ce que vous êtes… »
Extrait de « Le Zahir » de Paulo Coelho

Ce nouvel état d’âme sera alors comme une chance.  Désormais, je consacrerais toute mon  énergie afin de donner le meilleur de moi- même. Ce ne sera pas de tout repos, il me faudra pas m’endormir sur mes acquis. Et c'est tant mieux comme ça. Quoi de mieux que l'apprentissage pour avancer encore, et faire les choses au mieux. La chose à ne jamais perdre : l'espoir, c'est l'oxygène du cerveau. Il faut donc agir, c'est en effet le seul moyen pour que l'espoir se concrétise. La cadence importe finalement assez peu, ce qui compte, c'est la qualité et l'appui de vos pas.
Ainsi j’accède à la plénitude celle qui m’apportera le bonheur, cette petite lumière au plus profond de moi. Cette petite flamme fidèle, immuable qu’il me faut sans cesse raviver jour après jour, la tenir à l’abri des vents et des tempêtes. Les souffrances, les turbulences de la vie, les poisons plein de ressentiments, les pensées négatives sont autant de tempêtes qu’il  me faut braver. Il faut savoir les accepter quand elles sont là, inutile de les refouler, car alors c’est la douleur qui s’installe. Il  faut comprendre comment elles sont arrivées là, en nous, à quelle fin nécessaire, les digérer et  les évacuer afin d’aller de l’avant. 
 
« Tu n’auras pas raison de moi, tristesse ! J’écoute un chant suave à travers les lamentations, les sanglots. Un chant dont j’invente à mon gré les paroles, qui raffermit mon cœur lorsque je le sens près de céder. Un chant que j’emplis de ton nom, camarade, et d’un appel à ceux qui d’un cœur vaillant répondront : Redressez-vous donc, fronts courbés ! Regards inclinés vers les tombes, relevez-vous ! Levez-vous non vers le ciel creux, mais vers l’horizon de la terre. Vers où te porteront tes pas, camarade, régénéré, vaillant, prêt à quitter ces lieux tout empuantis par les morts, laisse t’emporter en avant ton espoir. Ne permets pas qu’aucun amour du passé te retienne. Vers l’avenir élance-toi. La poésie, cesse de la transférer dans le rêve ; sache la voir dans la réalité. Et si elle n’y est pas encore, mets l’y. »
Extrait de « Les Nouvelles Nourritures » d’André Gide

A chacun de nous,  il appartient donc de préserver un état de bien-être pour aspirer à ce bonheur que nous cherchons tous. Sachons cultiver notre jardin (j’entends là notre jardin intérieur), car ce bonheur est tout simplement là en nous, il suffit juste d’ouvrir les yeux à la beauté du monde, écouter battre son cœur, se laisser bercer par la douce mélodie de la vie, et surtout d’être en accord avec soi même, de s’aimer, et de cette façon aimer les autres. Car si vous aimez alors vous serez Aimer

jeudi 27 juin 2013

AMOUR quand tu nous tiens





 LES MYSTÈRES DE L’AMOUR
En amour, nous avons beaucoup de croyances, mais il n’existe qu’une seule certitude : nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour ! Ce qui explique que toute relation amoureuse est une relation à risques, car ni l’un (aimé ou aimant) ni l’autre (aimée ou amante) ne sait à l’avance combien durera son propre amour ou celui de l’autre.

Par contre nous pouvons découvrir les multiples visages de l’amour avec ses labyrinthes complexes et approcher quelques-uns de ses mystères. Ce qui ne nous sera d’ailleurs d’aucune aide pour mieux vivre nos sentiments après une perte ou une séparation ; mais nous invitera à mieux savourer et vivre au présent l’amour quand il est là entier et vivant en nous !

Certains amours s’éteignent d’un seul coup – la veille on aimait encore et ce matin on n’aime plus. Tout se passe comme si l’amour s’était évaporé, dissout, avait disparu soudainement de notre cœur, de nos émois, de nos désirs.

D’autres mettent du temps à mourir, ils s’épuisent, s’usent, s’altèrent, se dévitalisent et s’enfoncent doucement dans la morosité des jours.

Et d’autres au contraire s’accrochent tenacement, ne se découragent jamais, résistent à toutes les rebuffades, aux maltraitances et même aux trahisons, comme s’ils étaient persuadés qu’ils arriveront un jour à changer l’autre.

Il arrive aussi à certains amours d’être à éclipse. Ils disparaissent durant quelques années, puis ressurgissent vingt ans plus tard comme ressuscités. Ils sont à nouveau présents, avec une intensité telle qu’ils emportent tous les obstacles.

D’autres encore survivent bien après la disparition de l’aimé(e), se magnifient à son souvenir, se transforment en cathédrales, en temple ou en œuvre d’art, en adoration inépuisée.

Nous avons aussi une deuxième certitude : c’est que nous n’avons aucun pouvoir sur nos sentiments. Quand ils sont là, ils n’obéissent qu’à eux mêmes. On peut essayer de les raisonner, de les apaiser, on peut prendre cent fois la décision de ne plus aimer, d’oublier nos sentiments, de ne plus penser à l’aimé(e), tout cela est voué à l’échec, l’amour s’impose à nous avec ses propres lois.

Il arrive parfois qu’un nouvel amour déloge celui qui est en place, le réduise au silence et même le rejette dans les limbes de l’indifférence.

Tout amour peut ouvrir et agrandir notre cœur et aussi parfois le tordre, le déchirer de douleur. C’est à nous de veiller à l’accueillir, d’aménager un espace de vie qui lui donnera la place qu’il réclame, c’est à nous d’être à la fois humble et reconnaissant de sa présence en nous.

ON ME DIT QU'IL Y A DES AMOURS IMPOSSIBLES

« Il n’y a pas d’amours impossibles, du moins je n’en connais point. Il n’y a que des amours contrariées et violentées par des tiers, des règlements ou encore interdits par des tabous. Et ils sont plus nombreux qu’on ne peut l’imaginer. Des amours entravées par des peurs, dévoyées par des leurres, ballottées par des vents contraires. Freinées par des obstacles réels ou fantasmés, barrées par des écueils que l’on imagine pour soi, pour l’autre… Oui, il y en a beaucoup.
Il n’y a pas d’amours impossibles, car c’est justement l’une des grandes forces de l’amour d’être porteur d’une telle énergie. Il est capable de traverser beaucoup de difficultés, de s’opposer à des dangers sans noms, de vaincre toutes les oppositions ou de dépasser toutes les entraves. C’est vrai qu’il y a des amours fragilisées par le doute, blessées par des contradictions, dévoyées par des croyances ou encore assassinées par des certitudes erronées. C’est vrai qu’il y aussi des amours qui dérangent, qui inquiètent un entourage, menacent des proches qui vont se jeter dessus pour les déchiqueter. Des amours qui vont réveiller d’anciennes blessures mal cicatrisées et faire reculer, empêcher la rencontre avec un bonheur possible.
Il y a des obstacles, non au sentiment amoureux, mais à sa réalisation, à son épanouissement, et certains sont plus infranchissables que d’autres. Ceux en particulier qui relèvent d’une croyance religieuse, d’un parti pris politique, culturel… Aimer un soldat allemand en pleine Occupation est possible. Ce qui sera difficile, c’est d’aimer dans la sérénité, dans l’abandon et cette relation comportera des risques importants, en particulier pour la femme. Beaucoup de femmes (pourquoi seulement des femmes ?) ont payé cher le fait d’avoir transgressé cette impossibilité. Être professeur de français dans le midi de la France et aimer un Touareg rencontré lors d’un seul voyage au Hoggar, se voir ensuite trois semaines par an durant quinze ans… Depuis dix ans, attendre que l’Algérie cesse de se déchirer pour pouvoir revoir à nouveau son amour. C’est difficile, mais cela reste encore possible… Aimer une femme musulmane et vouloir construire sa vie avec elle, quand le père fait obstacle et demande à l’homme de se convertir, d’entrer dans ses croyances. Aimer une juive quand on est palestinien, une chinoise quand on vit au Yémen… n’est pas facile, mais nombreux sont ceux qui se sont confrontés à ces difficultés et les ont traversées.
L’âge, c’est-à-dire le décalage des âges entre l’un et l’autre, est parfois avancé, pour justifier les hésitations, pour se donner un alibi pour ne pas oser vivre un amour. Mais l’âge n’est pas un obstacle insurmontable pour ceux qui découvrent la réciprocité d’un sentiment. Le seul amour qui ne peut se vivre est l’amour incestueux, avec l’interdit d’avoir une relation sexuelle. Je me rappelle de cet homme déchiré, qui me disait avoir retrouvé sa sœur qu’il n’avait pas connu à l’âge de trente ans, et dont il était devenu profondément amoureux, sans pouvoir se défaire de ce sentiment. Il n’y a donc pas d’amours impossibles, mais seulement des relations amoureuses qui paraissent impossibles L’amour, outre qu’il est porteur d’une énergie rare, recèle quelques-uns des mystères de la vie qui lui donne une puissance inouïe dont la force nous émerveille sans nous surprendre quand nous en sommes les bénéficiaires. »

Textes  de Jacques Salomé