lundi 11 novembre 2013

Petits Partages qui donne du BONHEUR ....






 Merci pour tes petits mots de début de semaine, ils ont le charme de me remettre sur les rails quand je « déraille ». 

Je ne vais pas faire preuve d’originalité cette semaine. Les mots ne viennent pas… alors j’ai pioché et  glané  dans mes archives des petites choses qui m’ont plu, qui m’ont touchée et je les partage avec toi

« Aujourd'hui, je suis convaincue que personne ne perd personne,
parce que personne ne possède personne.
C'est cela la véritable expérience de la liberté : avoir la chose la plus important au monde,
 sans la posséder. »
 Paulo Coelho



 ose, osez, osons


Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!

de Martha Medeiros



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« Emporte dans ta mémoire, pour le reste de ton existence,
les choses positives qui ont surgi au milieu des difficultés ...
Elles seront une preuve de tes capacités et te redonneront confiance devant tous les obstacles »

Paulo Coelho


dimanche 10 novembre 2013

Le chemin...






La vie n'est qu'un chemin à parcourir et ce chemin ne tient qu'à un fil qui nous relie les uns aux autres, un fil invisible sur lequel à tout moment on risque de perdre l'équilibre.
La peur au ventre, parfois, vers cet inconnu, mais on avance et même si l'on doit tomber, et même si notre équilibre est brisé il faut savoir se relever, la tête haute les poings serrés! Car chaque chute nous enseigne quelque chose, y voir un signe pas une fatalité.
Avancer toujours sans jamais renoncer vers le chemin qui vous mènera à notre liberté, sur le fil de la vie peines et joies sont réunies mais quoi qu'il advienne ce fil qui parfois peut sembler d'infortune n'est que l'espoir qui nous maintient en vie alors n'ayant plus peur avançons tout à l'unissons, laissons notre âme nous porter et agissons toujours selon nos valeurs et en toute conscience, c'est le chemin de la sérénité qui se dévoile sous nos pieds, le seul chemin que notre cœur se devrait d'emprunter. Pas toujours facile, des doutes et incertitudes, mais nous ne sommes pas seuls...

Une amie m'a dit aujourd'hui : "le plus dur n'est pas de prendre une décision mais de faire le premier pas pour accomplir le possible qu'engendre cette décision. Imagine un trapéziste, le moment où il doit lâcher son trapèze pour attraper celui qui vient vers lui, ce temps espace entre les deux, ce vide, cet inconnu...mais tellement décisif cet instant de doute, de peur .il faut savoir le saisir ce temps pour permettre d'attraper l'autre trapèze ...car après il est déjà trop tard....

Pensée du jour

"Et si je lutte encore parfois, ce n'est plus que contre moi. J'ai appris avec le temps qu'accuser l'autre ne sert à rien, que je suis responsable de moi, que détester porte la haine, que l'apaisement ne s'achète pas, qu'on ne pouvait sauver personne, qu'on ne pouvait changer que soi. J'ai lâché prise sur l'inutile, j'ai rencontré alors la paix. Les vieux démons reviennent parfois, je les reconnais, et je leur parle. Je leur explique que je suis forte. Qu'avant, ils m'aidaient à m'installer en victime, mais que cette place, je n'en veux plus, car je veux faire de ma vie un choix. Ils me regardent étonnés, et tête baissée, ils s'en vont, impuissants. Je leur souris, je les comprends, ils cherchent encore à exister, et je sais que bientôt, ils comprendront qu'ils ne sont  devenus que du vent. Ils partiront vers d'autres bras, vers d'autres tours, je ne sais quoi, je leur ferai signe de loin, et SEREINE et SOURIANTE.... je poursuivrais  mon chemin ".





 DES MOTS AMOUR



J'ai longtemps attendu sur le versant sud de la lumière
L'arrivée de l'aimée
Embellie des jours suspendus

J'ai imaginé sa voix
J'ai dessiné la grâce de ses mouvements
Je l'ai invitée dans mes rêves
Je l'ai habillée
Robes et kaftans d'Orient

J'ai marché sur le fil improbable du désir
Une rencontre c'est un peu de hasard
Le temps et le vide
La raison et l'absurde qui sourient

Il faut renoncer à comprendre
Prendre le train de la nuit
Les yeux fermés
Et la lumière au bout du tunnel

J'ai longtemps vécu l'espoir
Embarqué par l'illusion
Un doux mensonge  à soi
Une promesse et du vent

Sur les lèvres gercées du temps
Sur le corps meurtri par l'attente
Dans la clarté des évidences
J'ai vu l'aimée
Avancer vers l'horizon où j'ai enfoui mon visage

L'ai-je vue ou imaginée
Je sais qu'elle existe
Je sais son sourire qui affole les regards
Je sais les yeux mouillés de brume
Les mains prêtes pour recevoir

Je sais qu'elle viendra un jour
Ramasser ce qui subsistera de mes solitudes
Elle m'emmènera là où on dépose
Les âmes et les armes.









Ne partager avec l'Aimée que la flamme et le rire
Jamais les failles et la tristesse
Surtout pas la solitude
L’Aimée se tient sur la cime de l'exception
Il faut lever les yeux pour la voir
Il faut lever le cœur très haut pour l'atteindre

Tahar ben Jelloun -  extrait de "Que la blessure se ferme" (poèmes)




dimanche 3 novembre 2013

Je suis une femme d' Octave Maurio...





Je suis une femme un peu comme les autres...
Mon nom et mon âge n'ont pas d'importance
Je veux avoir le droit d'être une femme, c'est aussi simple que ça
Comme n'importe quelle mère
Dans ma poitrine vit une mer
qui abrite beaucoup de secrets
Aujourd'hui, je réclame mon droit d'être humaine
Je suis une femme, je ne suis pas parfaite...
Il y a du mauvais mais aussi du bon en moi
Ne me jugez pas, je suis comme tout le monde
J'aime et je ne demande qu'à être aimée
Ce n'est pas vraiment de ma faute, car
Mon cœur bat indépendamment de ma volonté
Je ne regrette pas d'avoir été moi-même
Qu'importe mon nom, qu'importe mon âge
Je suis une femme, une femme comme les autres et
Aujourd'hui je réclame le droit de l'être...

Écrit par Octave Maurio  le 26 octobre 2013 (découvert sur FAcebook, Icesun)



https://www.facebook.com/pages/Icesun/201742339983887

dimanche 20 octobre 2013

L'angoisse...



Nature, rien de toi ne m’émeut, ni les champs
Nourriciers, ni l’écho vermeil des posturales
Siciliennes,  ni les pompes aurorales,
Ni la solennité dolente des couchants.

Je ris de l’Art, je ris de l’Homme aussi, des chants,
Des vers, des temples grecs et des tours en spirales
Qu’étirent dans le ciel vide les cathédrales,
Et je vois du même œil les bons et les méchants.

Je ne crois pas en Dieu, j’abjure et je renie
Toute pensée, et quant à la vieille ironie,
L’Amour, je voudrais bien qu’on ne m’en parlât plus.

Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille
Au brick perdu jouet du flux et du reflux
Mon âme pour d’affreux naufrages appareille.


Verlaine (Poèmes saturniens)

mercredi 16 octobre 2013

Acceptation....



L'ACCEPTATION
L’acceptation est un mot « magique » qui peut transformer une Vie. Une clé magique pour votre cœur !

ACCEPTER ce qui est pour ce qui est, même si vous n’avez pas les clés pour le comprendre dans votre mental.

ACCEPTER la différence des autres, vous n’êtes pas « parfaits », alors acceptez les imperfections des autres.

ACCEPTER que si certains événements ne se déroulent pas comme vous le souhaitez, il y a une raison dont vous ne pouvez pas comprendre sur le moment, mais que plus tard avec du temps et avec du recul, vous en aurez la compréhension et la signification, alors lâchez prise au lieu de vous torturer inutilement.

ACCEPTER que le monde est tel qu’il est, que vous ne pouvez pas le «sauver», mais que par votre propre personne, par qui vous êtes, de votre propre source vous avez tout pouvoir d’apporter du changement autour de vous. (Sois le changement que tu veux voir en ce monde, Gandhi).

ACCEPTER que vous ne pouvez pas plus sauver les autres, que vous pouvez seul vous sauver Vous, et que la meilleure façon d’aider une personne est de lui offrir toute votre compassion et acceptez que les autres ne sont pas prêts à changer ou évoluer, sans jugement et sans vouloir les «contrôler».
Ce n’est pas à vous de savoir ou de penser pour eux et à leur place !
Être responsable, ce n’est pas prendre des responsabilités qui ne vous appartiennent pas, sinon comment ces personnes vont-elles apprendre à grandir et à se responsabiliser si vous le faites à leur place !

ACCEPTER une séparation, l’amour n’est pas un devoir ni une obligation, vous avez le droit de ne plus aimer une personne, tout comme l’autre à ce même droit réciproque de ne plus avoir de sentiments amoureux à votre égard. L’Amour n’est pas un du, un devoir, une obligation ou un contrat à vie.

ACCEPTER le «deuil» ! Acceptez que c’est le cours de la vie et que les personnes qui nous sont les plus précieuses dans nos cœurs peuvent un jour partir de l’autre côté du voile, et donnez-vous le temps nécessaire de guérison et cicatrisation.

ACCEPTER la souffrance, ne pas la fuir ou la rejeter.
Dans cet état d’acceptation et de non résistance, ce qui fait mal pourra se cicatriser et se guérir beaucoup plus vite.
ACCEPTER le bonheur, parce que vous y avez droit. Parce que vous êtes en réalité sur terre pour être heureux. Alors acceptez le bonheur quand il se présente à vous, sans avoir peur de le voir s’envoler.

ACCEPTER vos défauts, vos imperfections, vos faiblesses, vos failles, vos blessures, vos peurs, acceptez-vous dans la totalité de qui vous êtes et non à moitié, en voulant montrer qu’une partie de vous-même et en vous mentant à vous-même, vous rejetant et vous fuyant ! Seul dans cet accueil et acceptation de vous-même, de qui vous êtes vraiment, et non d’une image fausse ou erronée que vous voulez montrer aux autres, vous pourrez vous aimer et vous respecter vraiment.
S’aimer et se respecter demande une acceptation totale de son être.
Être et non paraître !

ACCEPTER votre beauté, vos qualités, vos talents, vos compétences, vos points forts, votre lumière.
Non ce n’est point de l’ego que de reconnaître et d’accepter votre beauté, que de prendre votre juste place, que de vous accepter dans l’amour et la lumière de qui vous êtes. C’est simplement vous reconnaître et vous aimer, et non pas vous rejeter ou ne pas vous donner le droit d’être beau et merveilleux.
Cela se traduit aussi par l’estime et la confiance de soi !

ACCEPTER que les autres ne vous aiment pas. Vous non plus vous n’aimez pas tout le monde, alors acceptez que vous ne puissiez pas plaire à tout le monde.

ACCEPTER de donner sans rien attendre en retour. Donner pour donner.
Si vous donnez dans l’attente d’un retour, cela ne s’appelle pas donner mais marchander ! (Je te donne si tu me donnes).

ACCEPTER de recevoir, parce que en vérité vous en avez besoin et vous le méritez. Acceptez sans vous sentir redevable, parce que vous vous aimez assez pour pouvoir simplement recevoir.

ACCEPTER de voir plus fort et plus brillant que vous et apprenez sans éprouver de la jalousie ou de l’envie, et remerciez de pouvoir apprendre de plus fort que vous.

ACCEPTER de voir plus faible que vous et au lieu de le juger, le critiquer ou le condamnez, aidez-le.

ACCEPTER votre réussite.
ACCEPTER votre échec.
ACCEPTER D’ÊTRE.
ACCEPTER D'ACCEPTER !
de  Christine Gonzalez Theracoach

mardi 15 octobre 2013

ECOUTE ton cœur...



Ecoute ton cœur, l'amour n'a rien de raisonnable, mais il transcende tout. Il est l'oxygène de notre vie, comme un vertige. Il nous fait rire, sourire, pleurer, souffrir là l'expression d'aimer.
Avec l'amour tout est possible, puisqu'il est la clé des possibles.
L'amour sincère est un sentiment sacré, un don du ciel...aimer c'est être patient, capable de pardonner, capable d'accepter l'Etre aimé dans toute sa dualité, capable de lui laisser sa liberté.
Aimer c'est vivre...vivre pour celui qu'on aime.

Quelques plus beaux passages de célèbres amoureux, dont j'affriole, je partage, à vous de vous en nourrir si le Cœur vous en dit.

"Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux."
de Charles Baudelaire, Les fleurs du mal.

"J'aime, et rien ne le dit ; j'aime, et seul je le sais ;
Et mon secret m'est cher, et chère ma souffrance ;
Et j'ai fait le serment d'aimer sans espérance,
Mais non pas sans bonheur ; - je vous vois, c'est assez."
Alfred de Musset

"Se voir le plus possible et s'aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu'un désir nous trompe, ou qu'un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son cœur à tout moment."
Alfred de Musset, Poésies.

mardi 17 septembre 2013

Adolescence....



I

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...

II

- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...

III

Le cœur fou robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...

- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans

Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

Arthur Rimbaud ( 1854 - 1891)

samedi 14 septembre 2013

Soir d'été


Une tendre langueur s'étire dans l'espace ;
Sens-tu monter vers toi l'odeur de l'herbe lasse ?
Le vent mouillé du soir attriste le jardin ;
L'eau frissonne et s'écaille aux vagues du bassin
Et les choses ont l'air d'être toutes peureuses ;
Une étrange saveur vient des tiges juteuses.
Ta main retient la mienne, et pourtant tu sens bien
Que le mal de mon rêve et la douceur du tien
Nous ont fait brusquement étrangers l'un à l'autre ;
Quel cœur inconscient et faible que le nôtre,
Les feuilles qui jouaient dans les arbres ont froid
Vois-les se replier et trembler, l'ombre croît,
Ces fleurs ont un parfum aigu comme une lame...
Le douloureux passé se lève dans mon âme,
Et des fantômes chers marchent autour de toi.
L'hiver était meilleur, il me semble ; pourquoi
Faut-il que le printemps incessamment renaisse ?
Comme elle sera simple et brève, la jeunesse !...
Tout l'amour que l'on veut ne tient pas dans les mains ;
Il en reste toujours aux closes du chemin.
Viens, rentrons dans le calme obscur des chambres douces ;
Tu vois comme l'été durement nous repousse ;
Là-bas nous trouverons un peu de paix tous deux.
- Mais l'odeur de l'été reste dans tes cheveux
Et la langueur du jour en mon âme persiste :

Où pourrions-nous aller pour nous sentir moins tristes ?...

Anna de NOAILLES   (1876-1933)



mercredi 11 septembre 2013

Aide soignante, un métier de cœur....



Elle boutonne sa blouse comme chaque matin machinalement
Le soleil se lève à peine, elle s’étire un court moment
Après s’être lavé les mains soigneusement
La journée peut alors commencer, maintenant.

Elle frappe à la première porte et dit « bonjour »
Une voix timide lui répondra peut être en retour
Avec un sourire plein de tendresse et de bonté
Elle fera son devoir avec compassion et humilité.

Nettoyer, sécher, masser les peaux fragilisées
Par la maladie, le poids des années
Habiller, soulager et même rassurer
Les personnes qui ont besoin d’être aidées.

Elle frappe à la deuxième porte et recommence
Un visage s’illumine rien que par sa présence
Un baiser sur le front apaisera les craintes passagères
Les douleurs à calmer, seront pour l’infirmière.

Frictionner, parfumer, coiffer les visages abîmés
Que le temps, au fil des ans, a fini par rider
Parler, redonner confiance et dignité
Aux personnes que la vie a blessées.

Derrière chaque porte, il y a une personne à part entière
Un être humain unique, avec ses joies et ses colères
Qu’il osera exprimer si la complicité s’invite naturellement
Avec l’habitude de la voir arriver régulièrement.

Frotter, pommader, déshabiller les corps malmenés
Par les accidents, les pathologies, l’usure du passé
Sourire, écouter, essayer de comprendre simplement
Les personnes malades qui recherchent un encouragement.

Elle déboutonne sa bouse, comme chaque soir, machinalement
Le soleil se couche à peine, elle baille un moment,
Après un rapide « bonsoir » aux collègues fatiguées
Elle va pouvoir, elle aussi rentrer se reposer.

Aider aux devoirs, coucher les enfants et les embrasser
Finir la vaisselle, discuter avec son mari, le chouchouter,
Faire un dernier tour de l’appartement et tout vérifier
Elle finira aussi par aller se coucher.

Elle est aide-soignante, métier mal reconnu, et pourtant
Combien ses gestes quotidiens sont importants,
Car tous les trésors du monde n’ont pas la valeur
Des sourires qu’elle offre avec son cœur.

Isabelle Fj – aide soignante (revue l’Essentiel n°75, sep 2013 – FNAAS)